mardi 1 février 2011

La pratique du tai chi chuan c'est comme la mayonnaise, il faut fouetter beaucoup et longtemps pour que ça prenne


Séance de Tai chi chuan du lundi 31 janvier 2011 - Le thème : "La pratique".

Je reconnais que c'est enfantin, mais quand un professeur commence à évoquer la pratique personnelle de ses élèves... je culpabilise. Car je suis comme beaucoup de gens, je cours, multiplie les activités, rêve de pratiquer davantage, pour mieux repousser à plus tard sans jamais pauser le... "quand" ?!

Avec notre professeur, au début de notre apprentissage c'était une boutade entre nous. Quand au cours d'une séance on se mettait à empiler, une fois rentrés au vestiaire, tous les conseils d'exercices qu'il faudrait faire, 2 heures de méditation le matin, le soir, l'enchainement à faire trois fois de suite selon différents rythmes, sans oublier le travail de posture, d'assouplissement, les marches... on était pris de vertige, suivi d'un découragement, ponctué d'un grand lâcher prise.


Comment caser ça avec tout le reste ?
Les maitres en arts martiaux ne sont pas des femmes !

Ce soir là, quand JMC nous a lancé : "Je vais vous parler de la pratique..." on s'est donc assis par terre en sentant que ce qu'il avait à nous dire allait être long :
"Pour que le kung fu - qui est l'accomplissement - s'invite à un moment donné, il faut donner de l'intensité. Le tai chi chuan obéit à la même nécessité que la mayonnaise : l'intensité. Il ne suffit pas d'avoir la bonne recette et les bons ingrédients en main, il faut aussi donner son énergie, sans compter, beaucoup, longtemps, pour que quelque chose se passe, et cette chose se passe. C'est pour ça que l'on appelle ces pratiques, les pratiques de l'hospitalité ", explique JMC.

"Soyez capable vous même, n'admirez pas votre professeur pour vous affranchir de ne pas faire, faites, vous avez la méthode, c'est ça la pratique !"

Cette phrase me rappelle une boutade plus prosaïque qui me fait beaucoup rire : "Quand tu vas aux toilettes, n'attends pas que ça vienne tout seul, pousse toi même..."

Le conseil consiste à prendre un ou deux exercices, et le répéter sans relâche, 100, 150 fois, afin d'aller au-delà du conditionnement. Généralement, la zone stimulée se met à chauffer.
Les Chinois ont compris que le feu d'une pratique répétée pouvait purger le système. La texture du corps de tels pratiquants change.

"La forme de Qi Gong n'est qu'un manuel", ses effets ne se font sentir que si on la pratique.

Un exercice... mais lequel ? n'importe !

3 commentaires:

Yola a dit…

Il faut trouver le temps, et en plus être disponible. Mon prof dit que pratiquer avec tous les résidus de la journée dans la tête n'est pas efficace. Il faut être dans le geste. Et ça…

Amorgonaute a dit…

... oui, la recette serait donc de pratiquer comme les petits vieux chinois, avant d'aller au boulot, à 6 heures du matin, dehors... ou au Palais Royal à 8 h avec une bonne pote, hein ;-D ?

josé a dit…

Ce qui peut vous aider à accroitre votre temps de pratique en vous faisant progresser plus vite c'est d'enseigner, transmettre. Cela bien sûr avec des personnes d'un niveau inférieur à vous. Dans mon cas, ça marche très bien.
Bonne journée