mardi 4 janvier 2011

Le tai chi est de nature artisanale et pourtant on parle d'un art martial interne mais qui ne laisse rien au hasard


Séance du mardi 4 janvier 2011 avec Jean-Michel Chomet - Pendant l'hiver la nature se repose, il vaut mieux éviter le travail musculaire. En cours de tai chi depuis décembre, nous ne forçons pas. Le printemps énergétique pour les chinois arrive avec le Nouvel An chinois - le jeudi 3 février en 2011. Restons cool jusque là...


Lors de ce cours de niveau intermédiaire, quelques explications éclairantes ont été fournies par Jean-Michel Chomet, fondateur de l'art du mouvement essentiel qu'il enseigne dans son école Zhi Rou Jia.

"Le tai chi n'est pas un art comme la danse, c'est de l'artisanat ; tous les gestes ont une fonction, une finalité, une efficacité ; il n'y a rien à jeter et rien à trouver de spécial comme dans l'art", a souligné cet expert en arts martiaux internes (Xin
g Yi, Ba gua, Tai Ji) et Qi Gong.

En guise de rappel, l'énoncé de deux principes fondamentaux pour déclencher la respiration inversée, fondamentale dans le travail interne :
-le fléchissement de l'aine : qui libère le dos, le creux en bas se remplit (sans rétroversion du bassin)
-l'ouverture des omoplates : qui connecte les mains au centre et sollicite le diaphragme (aisselles dégagées... bien sûr)

Le problème c'est que le corps fatigue et se relâche... moralité, les deltoïdes et les cuisses doivent s'aguerrir par une pratique régulière afin de permettre le travail respiratoire. On en revient toujours là...

Important après des postures statiques.... marcher ! Faire une vingtaine de pas assez rapides afin de faciliter le retour veineux et éviter la sensation des jambes lourdes.

Une idée en or pour le débutant voire même après... : pour éviter que seules les mains travaillent sans que le corps entier soit sollicité, il faudrait imaginer l' action menée avec un poids énorme à soulever, comme un autre corps par exemple, alors, tout son propre corps est mobilisé comme dans la lutte.

Les "pas vides" ? Dans "la grue blanche déploie ses ailes", le pas de la jambe avant, placé juste devant est dit "vide". C'est un coup de pied en réalité, donc, quand on repart après, avec un "brossé du genou" il faut agrandir la largeur et la longueur du pas.

J'ai découvert ce jour, au détour, la forme en 8 pas. Celle-ci se déroule en sens opposé par rapport à d'habitude, ainsi "les mains nuages" se réalisent côté droit par exemple (contrairement aux formes en 12, 24 et 108 mouvements). Et le cerveau est tout endérouté comme au tout commencement.

Je n'ai pas encore réussi à battre des ailes comme un oiseau, les doigts fixés devant mon thorax à hauteur de poitrine, les bras à déployer articulation par articulation, poignet après coude, et épaule... sont restés bien gourds.

A toutes et tous, je souhaite de trouver la grâce de l'oiseau, un jour prochain...

2 commentaires:

Yola a dit…

A te lire,je mesure encore davantage le chemin qu'il me reste à parcourir. Je me sens plus proche d'un gros rhinocéros lourdaud que d'un oiseau léger et gracieux. Heureuse année à toi!

Marise Sargis a dit…

Rassure toi nous sommes deux, le tout est de rester inspirée. merci pour tes passages réguliers sur ce p'tit blog.